Alaric du Capcir

Mustard Kiss 

(Un baiser gout Moutarde)

Dans un monde où les allemands ont gagné la Première Guerre Mondiale grâce à l’utilisation des gaz de combat de Fritz Haber, l’apocalypse survient en 1924, quand l’Empire décide d’éradiquer toute résistance en Europe, en libérant des quantités astronomiques de gaz moutarde le plus élaboré. 

Ce gaz ne se dispersant pas dans l’atmosphère, créa une nouvelle forme de catastrophe naturelle. Les Nuages Toxiques Spontanés ou plus communément appelés « le Baisé d’Ypres ».

Après une réclusion sous terre de presque cent ans, l’humanité qui réussit à survivre, tente de se réimplanter à la surface dans des villes équipées de filtres à air pour reprendre le cours de la vie où elle s’était interrompue en 1924. Toutefois, ces sociétés sont loin d’être équitables, et les privilégiés des villes-hautes jouissent d’un confort  reposant sur l’intoxication des gens des villes-basse.

En découvrant cela, Jean, un milicien de ville tente d’organiser une révolte de ceux qui crèvent pour avoir accès aux mêmes filtres que la ville-haute. En représailles, les dirigeants de la ville font exécuter sa femme et son fils avant d’exiler Jean sur les terres toxiques, après l’avoir défiguré pour témoigner de son infamie. Par chance, il découvre avant de mourir, une cache d’arme de la Grande Guerre, avec un vieil uniforme, des masques à gaz, des armes et des milliers munitions. Il s’en sert pour survivre, ne retournant en ville que masqué pour troquer ce qui lui est impossible de trouver autrement, et de repartir s’abriter dans sa cache.

Un jour, aux abords de la ville, il découvre des piloris où pourrissent des cadavres, sauf un , où la suppliciée était encore en vie. Intoxiquée, affamée, assoiffée, mais en vie. Jean la sauve par pitié et l’emmène avec lui. Lui qui n’était plus qu’une ombre vagabonde dans les nuages de poison, trouvera-t-il en cette femme une seconde chance ?

Dialogues :

Marie, la femme que Jean a sauvée commence à retrouver la parole après les effets de l’intoxication. Elle commence enfin à pouvoir communiquer avec son étrange sauveur qui refuse d’enlever son masque à gaz.-

Marie : J’ai laissé ma fille Aurore à des amis résistants. Quand j’en serais à nouveau capable, j’irais la retrouver en ville et je reprendrais le combat pour lui offrir un avenir où l’air sera pur.

Jean : Tout ce que tu gagneras c’est de la faire tuer avant qu’il te remette sur le pilori où je t’ai trouvé…

Marie : Alors quoi ? Je dois la laisser respirer à plein poumons les émanations du gaz qui la feront se noyer dans ses organes en liquéfaction ?

Jean : C’est ça ou tu la regarderas se faire violer par donneur d’ordre de la ville-haute avant qu’ils lui mettent une balle dans la tête et si tu as de la chance, ils t’abattront toi aussi avec une balle.

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