Fabien Vie

Les beaux mecs

Sur le vieux port, Hicham, Zadig, Noâm et Fred, au look tapageur de sapeurs sirotent un pastis à la terrasse d’un café près de la mairie. « Les beaux mecs » est l’histoire de leur ascension et déchéance fulgurante, le temps d’un été.

Après vingt piges entre zonzon et larcins, ces petites frappes qui braquent des SUV, des Porsche et le shit des cités de la région pour revendre à Marseille changent de braquet. Ils s’attaquent aux boutiques de luxe de la ville, aux villas sur la corniche Kennedy.

Ils ne respectent rien, aucunes règles du milieu et des quartiers, n’hésitant pas à flinguer, autant un flic sur un braco qui tourne mal que des innocents présents lors d’un règlement de compte. Hicham, Zadig, Noâm et Fred n’ont qu’une ligne de conduite, prendre aux riches et brûler la vie. Ils sont les maîtres éphémères de la ville en faisant régner la loi par la terreur.

Notre quatuor déboule dans les soirées chics de St Tropez à Marseille, au volant de leurs bolides tape à l’œil, claquant 100 000 boules en trois heures . Les images cognent. La coke explose leurs synapses. La musique s’emballe. Les filles tombent. Les balles pleuvent.

Qui des flics ou de leurs ennemis auront leur peau après un dernier défi, enlever Bernard Arnault, l’homme le plus riche du monde, pour réclamer la plus grosse rançon de l’histoire ?

« Putain Hicham ! T’as cramé Xavier Niel. »
« C’est qui se baltringue à la chemise ouverte à la BHL et sa coupe de cheveux de j’en ai marre de la vie ? »

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