Sébastien Pastor

Le Diable Bleu

Sébastien Pastor – Auteur / scénariste

Synopsis ;

Marius Gabrio est un poilu de la Grande Guerre. Le 25 juin 1917, après le fiasco de l’offensive de Nivelle, il est mortellement blessé en permettant la prise de la Caverne du Dragon sur le Chemin des Dames.

Déjà mourant quand il est pris en charge par l’Institut de Recherche Médical et de Formation Français, il est désigné volontaire pour expérimenter la nouvelle technologie de cryogénie de l’institut.

En 2020, un de ses arrière-petits-enfants, Kevin Gabrio, cadre du mouvement politique au pouvoir en manque de popularité fait décryogéniser son Arrière-grand-père, malgré le risque que la médecine ne puisse pas encore lui sauver la vie, pour l’instrumentaliser politiquement. L’opération réussit et ce héros de guerre « ressuscité » devient une fierté nationale. Marius souffrant du syndrome post-traumatique est invité à une cérémonie de commémoration où il frappe l’ambassadeur allemand. Bien que non-poursuivi du fait de ses états de service et d’un calcul politique, il signe tout de même la fin des ambitions de son petit-fils qui le renie.

Marius est alors recueilli par son arrière-petite-fille, Elodie, qui vit dans des conditions précaires avec son mari et leur bébé dans les quartiers nord de Marseille. Là, Marius sera confronté aux nouveaux états d’esprits des quartiers populaires, à la criminalité banalisée et à la haine de ce qu’il représente. Il ne faudra pas longtemps pour que ce symbole des heures glorieuses de la France, ne devienne la cible des malveillances et des violences du quartier et que sa famille en paie le prix fort. Il comprendra alors que la paix n’est pas gagnée et devra remettre son uniforme bleu pour faire ce qui doit être fait.

Dialogues :

Elodie et Marius viennent d’être agressés dans la rue par une bande que Marius a mis en fuite par la force.

Elodie : Écoute Pépé, je ne sais pas comment se passaient les choses à ton époque, mais les choses ont beaucoup changé. Tu ne peux pas frapper des jeunes parce qu’ils t’insultent dans la rue, comme tu ne peux pas juste frapper un ambassadeur allemand. La seule chose à faire, c’est de baisser les yeux et passer son chemin.

Marius : Alors, c’est pour ça que les jeunes de mon époque se sont battus et sont morts ? Faire des politesses aux allemands et baisser les yeux dans la rue ?

Elodie : C’est compliqué… On est plus en guerre…

Marius : En 1913 non plus on n’était pas en guerre et c’est en se voilant la face qu’on a pris le chemin des tranchées.

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